Dimanche 30 décembre 2007

    Après un début de semaine plus ou moins mouvementé, quoique fatiguant, en famille je tente désespérément de fusionner avec mon canapé par le cul. D’aucuns me diraient que je croute telle une vieille retraité, et bien je dis non. Je tente une expérience tout à fait scientifique pour trouver le rapport entre le nombre de livres ingurgités, la qualité du plaid ou du chat et le thé pour aboutir à l’être idéal : la femme canapé. A moins avis c’est quelque chose du genre ouvrez les parenthèses, livre plus chat, fermez la parenthèse multiplié par thé, le tout sur plaid. Je crois qu’il faut que je rajoute un exposant musique quelque part. Mais j’élucubre, j’élucubre, et pendant ce temps je me dis qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter de palpitant après avoir posé un problème tout à fait scientifique d’une telle trempe. Peut-être pourrais-je parler du gars qui avait un très gros menton au boulot aujourd’hui. Je crois que c’était une maladie donc je vais m’abstenir. Ou la fille qui marchait en chaussette pendant que son père lui tenait ses bottes parce qu’elle avait mal aux pieds. Et ouais ma grosse tu croyais que t’allais faire une expo sur tapis roulant hein ! Ou bien mon collègue qui met une petite cuillère au milieu de sculptures de U en chrome pour parasiter l’oeuvre. Non j’ai pas envie de raconter tout ça parce que après je dévierais du chemin de la recherche scientifique et je pourrais dire adieu à mon agrégation et à mon doctorat de flemme. Déjà que je dois faire le ménage avant de partir en vacances, ce qui pourrit un peu mes expérience du soir où je devais effectuer un comparatif canapé/lit très très important je vais pas non plus me casser le cul (qui est je le rappelle le thème principal de ma thèse, voir quelques lignes au dessus) à raconter des trucs dont tout le monde se fou.

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Vendredi 28 décembre 2007
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Remercions ce bien bel ouvrage pour cette superbe phrase qui restera à jamais gravé dans ce qu'il me reste de neurones.
Si cela ne vous suffit pas pour vous donner envie et bien ça raconte la suite de La Belle Au Bois Dormant, comment le chateau abandonné à la suite du sauvetage de la princesse narcoleptique devient un refuge pour tout les gens un peu paumés, cachés, plus ou moins pourchassés, qui forment au final une grande famille de rejetés de la société un tantinet allumés. Avec entre autre un cheval dueliste, une none échapée d'un cirque, un bébé vert, des bastons dans des tavernes, un démon sans corps et je m'arrête là parce qu'il faut que je vous laisse des surprises quand même. C'est bon j'ai assez donné envie là?
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Vendredi 28 décembre 2007
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et un mug mais là il est dans la vaisselle sale et je vais pas non plus prendre en photo ma vaisselle, je veux pas que les services d'hygiène se pointent chez moi.
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Vendredi 21 décembre 2007


Faire des études c'est un truc chouette pour lutter contre l'obscurantisme ambiant il parrait. Ils oublient de dire qu'il y a des cours de syntaxe dans le tas. Ils oublient de dire que la route vers la lumière est pavée de très longues heures d'ennui. Et ils oublient de dire que le père-noël est gay aussi.
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Mercredi 19 décembre 2007
Je suis une déesse de la patisserie mes enfants, j'invente des choses, je rajoute des ingrédients secrets et ça donne des trucs que vous pouvez même pas imaginer. Et j'espère que vous êtes tristes voire jaloux de pas pouvoir y gouter parce que c'est le but. Et oué, dieu est une pute vengeresse qui compense le désastre de sa vie sociale par la magie d'une vie intestinale divine. Vie sociale je te conchie.

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Dimanche 16 décembre 2007

... parce que j’ai pas été sage et que je sais que en vérité toi aussi tu es une anarchiste qui est contre tout, ça serait cool, maintenant qu’on est copines, que tu m’apportes ces trucs :

Une machine à badge, si j’te jure ça existe, j’ai même trouvé un comparateur de prix alors hein.

Un fauteuil de ministre de bureau, avec des réacteurs nucléaires dedans ça serait chouette, si je veux me lancer dans la conquète de l’espace, on sait jamais.

Un manteau pour les filles, pour que le monde il croit que j’ai des gouts de fille alors que c’est pas vrai, mais il parrait qu’il faut faire bonne figure auprès du monde et rester dans la petite case fille si on est née dedans. Tu vois, je voudrais m’intégrer pour fourber le monde. Ou sinon si tu veux pas que je m’intègre, un blouson en cuir de motard. Avec des gants assortis tant qu’à y être.

Une affiche très grande de Marlon Brando parce qu’il faut avouer qu’il était super beau et que j’aime bien rêver de lui.

Un poney, mais ça je sais qu’il faudrait pas, et comme je suis raisonnable et que je veux pas te faire galérer je l’enlève de ma liste, allé. Mais par contre je veux bien l’épée en plastique qui va avec l’intronisation de tout nouveau guerrier ponesque.

Don Quichotte en livre parce que j’aimerai bien le lire un jour et qu’il sera bien pratique pour fabriquer les murs porteurs de ma future maison en livre. Je veux bien aussi d’autres livres avec des aventures dedans, et puis un Fred Vargas pour savoir à quoi ressemble l’écriture de cette madame. Et des livres de Brecht aussi parce que son éditeur fait payer ces textes la peau des fesses et que noel c’est l’occasion. Mais je voudrais bien des livres d’aventures surtout. Ou des livres d’arts avec des images dedans, n’importe lequel fera l’affaire hein, même les taschend à 5 euros, c’est juste pour me faire une collection d’images.

Des surprises parce que les surprises c’est toujours chouette.

Que tu forces mon grand-frère à me faire un papier cadeau pour une fois, même s’il m’offre rien.

Un nouveau peignoir très cool, mais faut vraiment qu’il soit très très cool, parce que j’y tiens comme à une seconde peau à celui que j’ai maintenant, et que si il le surpasse pas dans ses capacités de surprise j’en veux pas.

Un trieur à chaussettes aussi, mais je suis pas sûre que ça existe.

Un solex parce que j’ai toujours eu envie d’en avoir un, mais je crois que c’est une idée encore plus stupide que le poney.

Une descente de lit en forme de peau de bête très kitsch, mais une fausse hein, ne tuons point un tigre pour mon bon plaisir non plus.

Un fusil qui lance des roquettes en mousses si tu trouves pas l’épée que je réclamais plus haut.

Des verres à cocktails dans lesquels James Bond il boit son martini. Tu peux juste me faire croire que c’est ceux là et en acheter à « tout à 2euros » ça ira bien aussi.

Un nouveau mug pour ma collection de mug.

Un livre de recette pour les pauvres avec tout un tas de gateaux dedans, et puis des trucs un peu équilibrés comme repas pour que je me conserve le plus longtemps possible aussi. Avec des poelles aussi parce que les miennes sont en train de rendre l’âme.

D’autres oreillers pour mon lit pour que j’ai l’impression de dormir sous vingt-milles oreillers parce que ça c’est super chouette comme sensation.

Et des surprises aussi, mais je l’ai déjà dit ça.

Merci beaucoup maman nowel, je te remercie fort.

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Samedi 15 décembre 2007

Aujourd’hui j’ai rencontré une femme qui avait l’odeur du formol. En réalité je ne connais pas l’odeur du formol. Je sais même pas si ça en a une. Mais c’était celle que je m’imaginais depuis tant d’années d’images mentales de laboratoires secrets pleins de créatures étranges conservées dans d’étranges bocaux de verres, remplis de liquides bleus, au travers desquels on peut voir des bestioles bizares qui filent la chair de poule. Puis j’ai découvert un de mes collègue en plein jour, qui n’était pas seulement roux, mais roux comme du feux. J’ai jamais vu un roux aussi proche du rouge de toute ma vie, et pourtant je viens d’une longue lignée de roux. C’était pas comme le blond légèrement orangé de la plupart des rouquins. C’était du rouge clair fluo orangé tout droit sorti d’un paquet de feutres sans nuances. Il y a eu aussi le blond qui était là avec sa soeur et qui n’avait qu’une envie, me faire chier pour tromper son ennui. Mais on ne trompe pas son ennui monsieur, non, non, ou bien on le dégage à grand coup de regain d’interret pour une chose quelconque, ou bien on fait avec. Mais s’il y en a bien un qu’on trompe pas c’est l’ennui. Alors je lui ai raconté comment ces toiles d’araignées qui peuplaient ces plantes plantées dans de la terre récupérée dans une station d’épuration étaient de véritables toiles d’araignées, et que s’il laissait son grenier sans balais pendant trois mois ça donnerait ça. Ça m’a donné des envies d’insalubrité ces histoires moi. Il y a eu mon second collègue qui lisait des mangas sur des paraplégiques, mais je n’arrivait pas trop à écouter ce qu’il me racontait parce que ses dents étaient plantées bizarrement et que ses épaules étaient couvertes de pellicules et que ça c’est vraiment dégeu. Et que le dégeu fascine, contrairement au mangas sur les paraplégiques. Il y a eut le grand dadet à la billeterie qui m’a lancé un « va te racheter des reins ! » quand je lui ai dit « sale chauve ! ». Il y a eu le douloureux réveil rythmé par la guitare d’un vieux black dans le sud des états unis, quelque part sur son perron avec sa voix de vieux fumeur, de bluesman, qui te raconte qu’il n’y qu’une seule sorte de blues, celui qui parle d’un homme et d’une femme qui doivent se tuer mutuellement à la fin et que ça, c’est le vrai commencement du blues parce que c’est pas possible qu’il en soit autrement. Puis il y a eu mon autre collègue qui venait au travail avec son sac marqué « galerie lafayette », dans lequel il transportait son tuperware (comment ça s’écrit ça ?) avec son repas de midi, son téléphone portable qui arborait sa propre photo en fond d’écran et sa serviette en tissu qui ressemblait à celles qu’on devait marquer à notre nom à la cantine du primaire, ou pour aller en colo. Du coup on l’a appelé « le précieux » et il a un peu boudé quand même. Et puis il y a eu tout plein d’autres trucs que je raconterai pas parce qu’il faut savoir s’en garder un peu pour soi tout seul aussi.

par souen publié dans : nimp
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n'importe quand

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