Après un début de semaine plus ou moins mouvementé, quoique fatiguant, en famille je tente désespérément de fusionner avec mon canapé par le cul. D’aucuns me diraient que je croute telle une vieille retraité, et bien je dis non. Je tente une expérience tout à fait scientifique pour trouver le rapport entre le nombre de livres ingurgités, la qualité du plaid ou du chat et le thé pour aboutir à l’être idéal : la femme canapé. A moins avis c’est quelque chose du genre ouvrez les parenthèses, livre plus chat, fermez la parenthèse multiplié par thé, le tout sur plaid. Je crois qu’il faut que je rajoute un exposant musique quelque part. Mais j’élucubre, j’élucubre, et pendant ce temps je me dis qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter de palpitant après avoir posé un problème tout à fait scientifique d’une telle trempe. Peut-être pourrais-je parler du gars qui avait un très gros menton au boulot aujourd’hui. Je crois que c’était une maladie donc je vais m’abstenir. Ou la fille qui marchait en chaussette pendant que son père lui tenait ses bottes parce qu’elle avait mal aux pieds. Et ouais ma grosse tu croyais que t’allais faire une expo sur tapis roulant hein ! Ou bien mon collègue qui met une petite cuillère au milieu de sculptures de U en chrome pour parasiter l’oeuvre. Non j’ai pas envie de raconter tout ça parce que après je dévierais du chemin de la recherche scientifique et je pourrais dire adieu à mon agrégation et à mon doctorat de flemme. Déjà que je dois faire le ménage avant de partir en vacances, ce qui pourrit un peu mes expérience du soir où je devais effectuer un comparatif canapé/lit très très important je vais pas non plus me casser le cul (qui est je le rappelle le thème principal de ma thèse, voir quelques lignes au dessus) à raconter des trucs dont tout le monde se fou.


