Jeudi 29 novembre 2007

Un mois définitivement tout pourri. Pour plusieurs raisons que je vais vous énumérer ici.
    La première c'est que la fin de ce mois marque également la fin du mouvement étudiant pour ma fac. J'aimais bien moi le mouvement. Par pur principe de gauchiste élévée par une maman révoltée de la life d'une part, et aussi parce que ça me faisait des vacances. Or, hier une horde de débiles profonds, mes compatriotes étudiants rebels de la société, on fait une opération « supermarché libre ». Ca veut dire que les gens qui pioncent à la fac ils vont faire des courses. Ils remplissent cinq caddy, passent les caisses en force et vont se planquer dans la fac en ne se doutant pas un seul instant que les flics allaient débarquer. Cette bande de gros abrutis, par cette action, se sont donc joyeusement tiré une balle dans le pied à coup de lance-roquette, mais a également tendu une perche de la taille du pont de San Fransisco à la présidence et autres gros méchants pour qu'ils stoppent sans opposition aucune le mouvement. Merci les gars, vous avez ruiné mes vacances.
    Deuxièmement ce mois pue parce que les rôlistes sont des gens fous. Les gens qui font du jeu de rôle sont des malades infréquentables. Tout le monde le sait. C'est pour ça qu'en général je n?en fréquente pas. C'est également pour cela que j?omet fréquemment de signaler que je fais partie de manière plus ou moins proche de cette catégorie de personnes. Lorsque j'étais à Montpellier, je connaissais les planques, j'arrivais à masquer mon identité secrète aux plus naifs, à ne sortir qu'aux bons endroits, à ne jamais prononcer les mots « level », « dé », ou autre « fiche de personnage ». Une fois arrivée à Lyon, je me suis crue sauvée, je ne connaissais personne, et personne ne savait qui j'étais. Puis une amie et son affreux compagnon m'ont présenté leur jeu de rôle méga-cool qui se fait sur internet. La super planque géniale et invisible. Ma réputation sauvée à tout jamais, mon honneur conservé, ma vie sociale résiduelle épargnée. Puis je suis venue à découvrir l'identité de mon maître de jeu, qui était une connaissance des créateurs du jeu, qui ne sont jamais allé qu'à Montpellier, Marseille et Paris. En dehors de mon champ actuel d'activité en somme. Sauf que le mystérieux maître de jeu s'avère être lyonnais. Pire, il travaille dans ma fac. Pire encore, il travaille comme geek au service informatique de la fac.Ou un truc du genre. Il connait ma double identité. Ou plutôt,  le pire du pire c'est qu' il n'en connait qu'une, et c'est la mauvaise.
    Je découvre donc, en cette fin de mois de novembre, qu'un jour prochain, un sombre inconnu, probablement chevelu, avec des lunettes et la peau grasse (rayez les mentions inutiles), va venir me dire un probable bonjour, puis va employer des mots comme « level », « dé », ou autre « fiche de personnage ». Merci les gars, vous avez ruiné ma vie sociale.
    Ce mois pue également, mais de manière plus littérale, parce que c'est la grève des écarisseurs. Eux c'est les gars qui enlèvent les cadavres de poneys et autres animaux plus volumineux qu'un chat, de nos jardin. A Calais, sur le port, il y a une baleine échouée. Mais elle est en train de moisir et d'empester le mois de novembre de nos pauvre chtis. Ça n'a rien à voir, je vous l'accorde, mais ça reste un exemple de la puanteur du onzième mois.
    Ce qu'il reste de cool dans ce mois tout naze, c'est que j'ai obtenu, avec mention bien , mon CAP d'éplucheuse d'agrume, option mandarine.







 


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Lundi 26 novembre 2007

Novembre est un moi tout pourri. Il ne se passe rien en novembre. C’est le mois de après la toussain et le mois de avant noël. C’est un genre de mois de transition. Et comme chacun sait la transition pue. C’est un mois où même les grèves arrivent pas à prendre tellement le monde entier est en proie au désarrois de la nulité de novembre.
    La seule chose qui m’est arrivé en novembre, c’est comprendre qui si je daignais croire au karma le mien serait plutôt équilibré.
    Prenons un exemple. Vendredi je pars un peu en retard de la maison pour aller bosser. Je vois les phares du tramway se profiler au loin même s’il est que 18h. Alors je cours pour l’attraper, effectuant ainsi mon instant sportif hebdomadaire. Dans ma folle échapée, mes jambes en mouvement entrainent une réaction en chaine, à savoir un autre mouvement au niveau du tas qui me sert de postérieur, qui lui même provoque le balancement de mon sac en bandoulière qui ne ferme plus.
    Une demi-heure plus tard, quand je vais pour sortir du tramway et fumer la dernière clope du condamné, je réalise que la réaction en chaine décrite ci-dessus ne s’est pas arrêtée à mon sac, mais s’est achevé par la projection de mon paquet de tabac sur la chaussée. J’espère que ma mini loose aura au moins fait un heureux.
    19h30 . Ça fait une demi heure que je « travaille » (ou plutôt que j’erre dans les couloir de la biennale, abandonnant mon post, pour trouver un talkie walkie et dire des blagues nulles dedans). Et là, j’entends. « Myriam, Swann dans mon bureau rapidement s’il vous plait. » O mon dieu qu’est-ce que j’ai encore fait ?
    Dans le bureau la patronne « Je me suis fait plantée à l’IAC, j’ai besoin de monde là bas, il y a un taxi qui arrive dans dix minutes pour vous y amener, allez chercher vos affaires. »
    Joie, allégresse. Déjà, l’IAC c’est cool parce qu’il y a jamais personne là bas, que on peut lire des livres sans jamais lever le nez de son chapitre pour faire semblant de travailler, et qu’il y a mon prof super sexy qui y bosse. Mais en plus 45 minutes payées à rien foutre, juste à subir les blagues mysogynes d’un chauffeur qui doit croire qu’il parle à deux gros couillus tout aussi macho que lui parce qu’il ne s’arrête pas malgré nos supliques. La biennale estimant une heure de mon existance à 6.50 euros net, j’ai gagné un paquet de tabac sans rien faire.
    Résultat des courses, karma équilibré.
    Voilà, c’est la seule chose qui m’est arrivé en novembre, qui est définitivement un mois de merde.

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Dimanche 18 novembre 2007
Non, juste j'aime beaucoup ce dessin très laid je le trouve assez géniale de mauvaisgoutitude alors du coup je l'aime fort.

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Samedi 17 novembre 2007
Puisqu'il devenait lassant de faire des aller-retours dans tout l'appart pour crier sur un chat dans la vaisselle, pour beugler sur le même chat dans les plantes, pour s'égosiller sur ladite bête jouant avec le courrier, nous avons aujourd'hui décidé que ça suffisait et que c'est pas un chat de un kilo et sept cent grammes qui va faire la loi, faut pas déconner non plus. Nous nous sommes donc équipés pour parrer aux levages de canapé intempestifs qui pourrissaient nos commatages télévisuels.


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Merci à La Grande Récré
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Samedi 17 novembre 2007

Voici une petite mise en bouche : je vais aujourd’hui vous raconter une histoire de fesses. Et là vous allez tous lire jusqu'à la fin parce que vous êtes des pervers. Je suis trop machiavelique.
    Ce soir, comme tout les vendredis soirs, je loupe ma série préférée dans laquelle jouent mon médecin légiste préféré et la laborentine que ma maman elle aurait bien aimé que je sois. Oui môman aurait bien aimée avoir une enfant gothique. Ma môman est un être mystérieux je sais. Je loupe donc cet instant magique pour aller travailler. Surveiller des salles et dire aux gens de pas toucher, si si, c’est de l’art monsieur même si on dirait pas.
    Mais le vendredi soir au musée il n’y a pas beaucoup de monde. La plupart des gens ont mieux à faire. Du coup on peut lire, et si on a pris un livre pourri on peut se promener et parler de tout et de rien à nos collègues qui s’ennuient aussi, ou qu’on dérange parce que eux ils ont un livre bien.
    Suite à mes déambulations ayant pour but la recherche du divertissement je me retrouvai dans une salle interdite aux mineurs pour cause de photographies à caractère pédophile même s’il y a écrit « caractère particulier » à l’entrée. Mais passons, je voudrais pas vous plomber votre journée non plus.
    Ma très jolie collègue qui gardait cette salle, qui a des paquets de cheveux morts sur la tête, et qui malgré cela est très jolie c’est pas juste je trouve, s’evertuait à évacuer un groupe de mineurs de type lycéens. Ils marchaient très lentement pour aller vers la sortie, histoire de voir ce qu’il y avait à voir quand même. Je la regardais elle, histoire d’essayer de découvrir le secret de sa jolitude. Puis d’un coup, elle est devenue écarlate et s’est mordue les lèvres. Elle regardait quelque part derrière moi, en essayant tant bien que mal d’étouffer son fou-rire grandissant.
    Poussée par l’appat de l’attraction rigolote, je me tourne pour voir ce qui provocait son hilarité.
    Mon regard tomba nez à nez avec une pair de fesse. Pas la traditionnelle raie-du-plombier qui dépasse un peu négligemment quoique bien humainement du pantalon de la fille qui ramasse quelque chose par terre. Que neni. Rien à voir. La donzelle était debout, un jean taille basse moulant, avec un tee-shirt tout aussi moulant. Mais l’un avait la taille un peu trop basse, et l’autre remontait le long de sa hanche potelée. Et tandis qu’elle s’éloignait hors de la pièce dont l’accès lui était interdit, ma collègue jolie et moi même restions hypnotisé par ce qui semblait être un string fantaisiste qu’elle nous exhibait jusqu’en son milieu sans même s’en appercevoir. Et deux  ailes d’un pauvre papillon de tissu rose dépassaient de la raie de la demoiselle comme autant d’appels à la délivrance.
    La bienséance me força à ne pas chanter un remake douteux de « la cage aux oiseaux » parce que voyez-vous, je chante très mal. Je me suis contenté de pouffer. Ceux qui sont familier de mon pouffement savent que ce ne fut ni discret ni bien accueilli.
    Et c’est sur cette non chute que je vais aller me coucher parce que rebelotte demain.

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Jeudi 15 novembre 2007

Ce matin j’ai fait une série de rêves géniaux qui faisaient comme un genre de suite. Entre deux  sonneries de réveil, je me rendormais à moitié et repartais pour d’extraordinaires aventures.  
    D’abord ça se passait dans une ville qui était construite sur les flancs d’une coline. Avec une grande route centrale dans laquelle roulait un vieux tramway. C’était ocre et poussiéreux, un mélange hybride de ville américaine de la deuxième moitié du XIXe et de hameaux post-apocalyptique entouré par le désert du Nevada. Puis il y avait des taches vertes et bleues dans les jardins des gens qui avaient la chanse d’avoir pelouse et piscine. Moi j’allais à l’université qui avait la taille de mon école primaire mais qui avait la cours de récré d’un gros campus américain.
    On avait cours dans une salle de classe mansardée très petite et très grande à la fois, je saurais pas vous dire c’était un rêve merde.
    Puis le gars qui jouait le méchant dans the Hitcher II (pas le remake sortie en 2007 au cinéma, non non, la suite pourrie de 2003 qui passe que sur RTL9), le genre de type qui me fascine parce qu’ils ont des tronches de serial killer, débarque et se la raconte. Mais moi j’en ai rien a foutre parce que j’ai des abdos à faire sur les barres assymétriques qui sont dans la cour de l’école. Lui il me suit parce que je suis trop puissante et que je l’impressionne.
    Et à un moment je suis dans la piscine d’un copain qui s’entraine pour une sombre histoire d’homme grenouille, et pendant que j’exibe mon corps sublime dans un maillot de bain deux pièce qui me sied à ravir sur une bouée géante en forme de gros canard, parce que dans mon rêve j’étais une blonde aux yeux vairons qui faisait du surf , Steve Buscemi nous paye des coktails.
    Il va sans dire que le retour à la réalité ne fut pas sans douleur.

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Lundi 12 novembre 2007
Lorsque tout va mal, que le monde vous persécute, que vous êtes au bord de la défenestration, que vous avez plus de clope et que la fin du monde approche il ne vous reste que deux solutions. La première c'est la prière. Mais c'est pas drôle. La seconde, la mienne, donc la meilleure, consiste à s'inscrire tout un tas de truc sur le visage avec un crayon à maquillage, vous attacher un vieux bout de tissus pour vous en faire une cape et chanter les chansons de l'espoir en tentant de vous convaincre que ça ira mieux demain.

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n'importe quand

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