C’est la guerre au lac du Salagou. Athènes contre Spartes. Mais un peu avant
Moi je suis au milieu, sans avoir rien demandé à personne, dans un pantalon blanc, lorsque les athéniens décident de charger. « Courage, fuyons ! » me dis-je dans un élan de couardise, ou dans un besoin intense de survivre pour voir ce qui va se passer après. Je me barre donc fissa vers la citadelle futurement assiégée des spartiates, sauf que ces cons on eu la bonne idée de la mettre en hauteur. En haut d’une colline. En haut d’une pente donc. Où logiquement je me vautre, mon inconscient étant totalement au courant de mon absence de sportivité. Je me dis que je vais mourir écrasée par des sandalettes grecques, lorsque deux preux chevaliers, en armure dorées de plastique ressemblant aux plastrons de déguisement de notre enfance, viennent à mon secours. Il ya un blond joli et un brun drédeux croisé barbu, mais lui il est moche. Sauf qu’ils ont quinze ans donc j’ai un peu la honte de me faire secourir par des adolescents à peine pubère. Mais visiblement c’est préférable à la mort.
Dans leur palais, on me file la même armure qu’eux, et j’ai la classe. En plus j’ai une hallebarde, que je manie à la perfection bien évidemment. On part donc dans un élan d’héroïsme tatanner du grec. Aux coté de Brad Pitt version Dawson, je tranche de la jambe d’éléphant à tout va, parce que les athéniens sont montés sur pachydermes, et mine de rien je suis plutôt super forte dans mon genre.
La nuit tombe, personne n’a gagné, mais c’est la nuit, et la nuit on se bat pas dans mes rêves. J’apprends que petit blondinet est prince, donc futur roi. Je fais deux, trois connections neuronales, et je me dis que si je me le tape maintenant, j’ai des chances de devenir reine, ou que au moins, si je le dépucelle il aura un peu de reconnaissance envers moi et je serai riche.
Bref, on se retrouve au lit, et il s’avère que monsieur le prince est précoce. J’suis super dégoutée du coup. Alors je me lève et je décide d’aller jouer avec une petite ponette noire, un genre de frison miniature. Ahaha, qu’est ce qu’on se marre toute les deux. Elle est vraiment délire cette ponette. Mais à force de faire la con, ba je me vautre (pour la seconde fois) la gueule, mais cette fois dans de la merde de poney. Mais je m’en fou parce qu’on s’est quand même bien amusées et en plus une fois sec, la crotte de poney ça pue pas. Je me demande juste si la lessive LiddL arrivera à détacher mon pantalon blanc.

