Mardi 31 octobre 2006

    C’est la guerre au lac du Salagou. Athènes contre Spartes. Mais un peu avant la Grèce Antique luxuriante et classieuse de notre imaginaire collectif de regardeurs de péplums. On se situe un peu avant, quand c’était eux aussi des bons barbares n’ayant rien à envier à nos nordistes vikings.  
    Moi je suis au milieu, sans avoir rien demandé à personne, dans un pantalon blanc, lorsque les athéniens décident de charger. « Courage, fuyons ! » me dis-je dans un élan de couardise, ou dans un besoin intense de survivre pour voir ce qui va se passer après. Je me barre donc fissa vers la citadelle futurement assiégée des spartiates, sauf que ces cons on eu la bonne idée de la mettre en hauteur. En haut d’une colline. En haut d’une pente donc. Où logiquement je me vautre, mon inconscient étant totalement au courant de mon absence de sportivité. Je me dis que je vais mourir écrasée par des sandalettes grecques, lorsque deux preux chevaliers, en armure dorées de plastique ressemblant aux plastrons de déguisement de notre enfance, viennent à mon secours. Il ya un blond joli et un brun drédeux croisé barbu, mais lui il est moche. Sauf qu’ils ont quinze ans donc j’ai un peu la honte de me faire secourir par des adolescents à peine pubère. Mais visiblement c’est préférable à la mort.
    Dans leur palais, on me file la même armure qu’eux, et j’ai la classe. En plus j’ai une hallebarde, que je manie à la perfection bien évidemment. On part donc dans un élan d’héroïsme tatanner du grec. Aux coté de Brad Pitt version Dawson, je tranche de la jambe d’éléphant à tout va, parce que les athéniens sont montés sur pachydermes, et mine de rien je suis plutôt super forte dans mon genre.
    La nuit tombe, personne n’a gagné, mais c’est la nuit, et la nuit on se bat pas dans mes rêves. J’apprends que petit blondinet est prince, donc futur roi. Je fais deux, trois connections neuronales, et je me dis que si je me le tape maintenant, j’ai des chances de devenir reine, ou que au moins, si je le dépucelle il aura un peu de reconnaissance envers moi et je serai riche.
    Bref, on se retrouve au lit, et il s’avère que monsieur le prince est précoce. J’suis super dégoutée du coup. Alors je me lève et je décide d’aller jouer avec une petite ponette noire, un genre de frison miniature. Ahaha, qu’est ce qu’on se marre toute les deux. Elle est vraiment délire cette ponette. Mais à force de faire la con, ba je me vautre (pour la seconde fois) la gueule, mais cette fois dans de la merde de poney. Mais je m’en fou parce qu’on s’est quand même bien amusées et en plus une fois sec, la crotte de poney ça pue pas. Je me demande juste si la lessive LiddL arrivera à détacher mon pantalon blanc.

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Samedi 28 octobre 2006
Môman s'est mis à l'accordéon. Trois semaines de pratique à raison d'une heure par jour en moyenne. Je le savais mais juste par téléphone, en théorie, parce qu'elle me le racontait. Là je suis en vacances dans la maison familiale. L'accordéon quant à lui ne l'est pas, en vacances. Et j'ai eu droit aujourd'hui durant une séance d'errance sur internet aux superbes extraits de tentative de pratique musicale de môman.
Ba il faut savoir qu'un accordéon, au début, quand on sait jouer que l'alphabet, et encore laborieusement, ba c'est super agressif, et que même les punk les plus trash du monde ils pourraienr pas arriver à un tel degré de hardcore. Seul le collégien boutonneux le peut, grâce à sa flutte. Mais c'est une autre histoire.
En tant que bonne fille à sa môman, je me foutais allègrement de sa gueule. Sauf qu'une chose m'a échappée. Elle est le maître, je suis l'élève, et elle sera à tout jamais la seule personne a avoir entassé autant de dossiers sur ma personne, à son insu bien souvent, mais tout de même.
Donc je me suis faite attaquée ma tronche à grands coups de frisbee/dessous de plat en raffia, à tendance fil de sac poubelle, que je lui avait offert, le coeur plein d'amour et de tendresse, et que je ne résiste pas à vous montrer tellement c'est infâme.



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Vendredi 27 octobre 2006

Je suis une méduse. Pas cette hideuse créature aux cheveux de serpents, pétrifiant par sa laideur ceux qui osaient poser les yeux sur elle. Non non. Enfin, certain matin quelques analogies seraient envisageables.
    Bref, cette étrange métamorphose m’a sautée aux yeux un jour, dans mon bain, un lendemain de fête. Lorsque quelques vapeurs alcoolisées résiduelles continuent à remplir le cerveau d’écume, et que l’on a l’étrange impression d’errer dans un flottement moite, qui bride ses capacités de mouvements. Et quand cet état n’est pas accompagné de nauséeux maux de tête, il devient doucereux et confortable.
    Néanmoins, le moindre geste demande une énergie folle, l’air s’est densifié, ou le temps s’est allongé. Les bruits sont estompés, comme une espèce de décors sensoriel relativement présent dans un second plan bien lointain, et, vautré dans un quelconque lieu vous apportant sérénité et quiétude, on se retrouve dans cette situation vaporeuse d’inconscience de toute chose. 
    Moi j’étais dans mon bain, immergée le plus possible dans cette eau tiède et confortable. Et cette passivité tout d’abord purement mentale s’est diffusée dans tout mon corps. D’un état d’inertie je passais petit à petit à l’amollissement de tous mes membres, toute la rigidité dont ils étaient jusqu’à lors capables s’étant dissoute dans cette semi apesanteur aromatisée à l’H2O
    Telle une méduse aux vertèbres en pâte à modeler, je flottais lamentablement, incapable d’une action autre que ceux que les courants auraient pu m’indiquer, et ma peau prenait petit à petit cet aspect translucide des chairs trop longtemps plongées dans l’humidité. Mais à l’inverse de ces étranges créatures j’aurais été bien incapable de servir de postiche digne de ce nom à un triton dégarni.
    Cette position de larve aqueuse évoluée m’a repris aujourd’hui, lorsque l’intense fatigue dont vous êtes habité vous renvoie à d’abusifs degrés d’alcoolémie. Tel l’animal, j’errais au travers de couloirs, submergée par mon absence de pensées, ne sachant ni où j’étais, ni où j’allais, me répétant que la sortie allait bien s’imposer à moi un jour ou l’autre.  Ce qu’elle fit avec difficulté, m’extrayant de ma claustrophobie naissante, pour me guider vers une improbable plage d’herbes folles, où je m’échouais avec tout le flasque dont j’étais capable.
    Tout cela pour en venir à la conclusion suivante : la drogue ça sert à rien, il suffit de ne pas dormir.

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Vendredi 27 octobre 2006

Il était une fois un chien qui avait un garçon
Bien dressé, qui lui donnait du poulet.
Une fois par jour le chien sortait le garçon
En attachant la laisse à sa main. Puis il courrait,
Il courrait, encore et encore, jusqu’à se couper le souffle
Et se faisait parfois traîner sur plusieurs mètres
Mais le chien s’en fichait car tant qu’il y avait le poulet
Quotidien, le garçon pouvait crever de faim sans qu’il
Ne se doute de rien. Mais il fallait ce poulet là, cuit avec
Patience et application, fut parfait pour un
Chien de son espèce. Car il parait évident  que ce chien
N’était pas un bâtard comme le garçon qui
Etait né de l’union incestueuse d’un castor et d’un babouin
Donc un bastor>bâtard qui boitait comme un
Unijambiste. Connaissez vous un unijambiste non boiteux ? Moi,
Si, j’en ai rencontré un en 83, il avait un œil
Entre les deux sourcils, mais le vivait très bien, car par
Hasard il s’était aperçu que c’était un atout
Pour la chasse au dahu. Mais le cousin germain par alliance
Du bastor était issu du croisement entre un scarabé
Et une gazelle unijambiste de la lande. L’analogie entre elle et
Un archéologue était indubitable, mais pas de
Pitié pour les croissants, se dit le cyclope unijambiste chasseur
En boulangerie son travail consistait en un
Subtile mélange de pétrissage de chewing-gum en gélule et
On endormait la boulangère avec et pouf ! On
Entendit la détonation. Le pistolet à eau envoya un tel
Jet que la boulangère eu un spa gratuit. Dommage
Elle était allergique à l’eau, et mourut en se liquéfiant.
C’est pas joli-joli à voir. Enfin son mari ne sera plus
Emmerdé par cette fan de cornemuse espagnole
Qui jouait toute la nuit, c’était son prétendant sous la
Voûte céleste constituée de lampes halogènes 15 watts écologiques
Parce que en fait c’était le leader de chasse pêche et
Partitions, dont notre héro initial, le chien, était un fervent
Ennemi. Il voulait rester le  seul chien afin d’être
Maître du monde, l’homme n’en étant pas digne car il n’a pas
Cette ambition, il est fait pour cuisiner du poulet ou
Bien du dindonneau farcis, mais seulement pour Noël
Ou Pâques, suite à un bénédicité  très poétique :
« Mes biens chers papillons, en cette éclipse de grasse 1724,
Nous réunis présentement, non aux marâtres,
Oui aux emplumé de verres, aux feux de bois rafraîchissants,
Le cœur de la terre et les perdants naissants
Seront envoyés au Wallalah, à Atlantide, à Avalon, tels
Des génies bienfaisants, au dessus des mortels,
Au dessus des nuages et des tapis volants, par la force
De l’âme, frein à main et volant. Amène (le
Train aux petits pois exclu) les véhicules à leur repos mérité
Dans les branches des sapins. Au nom du
Vert, du SMIC et du sans-esprit, bénissez les canidés
Sur la terre comme au ciel. »


Pô et Souen²

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Vendredi 27 octobre 2006

Colin avait très mal aux dents, ce matin là
Parce que la veille voyez-vous, Colin avait
Pris trop d’ecstasys, lors d’une grosse
Garden party chez le spectre d’Elvis Presley
Dans sa villa de luxe. Un string panthère entre les
Oreilles, Colin s’amusait plutôt bien jusqu’à ce que la loutre
Chauve fasse une prestation enflammée, renversant
Toutes les conventions sociales et orthodontiques établies.
Puis le spectre jettait des billets et des Regalad’ en
S’esclaffant de la consistance si peu diaphane des vivants.
Pensez vous, ils ne pouvaient même pas se mettre un couteau
Dans l’œil, dans les gencives, dans le nombril. Triste sort
Pour ces mortels qui ne savaient pas chanter avec sa
Voix d’outre tombe, incapables de s’accorder sur ce ténor
Qui pouvait, tel le joueur de flûte de Harlem
Embarquer tout ses convives, dont Colin, vers la porte des
Cabines d’essayage pour mater les gonzesses qui,
A l’époque ne s’habillaient qu’avec du sopalin recyclé
Car le textile (de la peau de fourmis) coûtait très cher.
Enfin bref. Elvis et sa petite troupe de serviteurs se perdirent
Dans Aqualand car la sortie était au bout d’un
Labyrinthe justement sans sortie. Quelle fureur ! Oh rage !
Oh désespoir ! Oh toboggan ennemi. N’ai-je donc tant
Vécu que pour cette femme lit ? Et ne me suis-je verdi
Que pour cette ablation du cerveau, à la place on a mis
Du poireau. D’où le vert. Il verdi mais il ne peut Vivaldi
A cause des parasites, mortels pour sa pauvre petite
Gencive, vous voyez, celle qui est en bas au fond, non pas là
Celle de son pied bien sur. Car outre son œil de cyclope,
Sa bouche se situait au niveau de la jambe qu’il s’était fait
En mousse, ce qui n’était pas très stable d’ailleurs sa
Bancalité n’était pas due à sa monojambe mais bien à
Son bras droit de six mètres. Enfin l’hiver ça
Sert, on peut s’en faire une écharpe, ou bien des bretelles
Mais pas très élastiques, mais il pouvait envoyer une
Droite à un platane sans se faire voir, le platane étant
A Paris en plein moi d’août et les japonais voyaient pas, ils
S’extasiaient seulement devant les parpaings en polystyrène
Qu’ils croyaient indispensables au folklore parisien
Au même titre que la bouteille de vin bleu
Celle qui coûte 120 euros au bon marché, elle contenait
De la poudre d’olivier du Groenland, ça force le respect
Surtout qu’il n’y en a qu’un, on sait pas comment
Ça se pêche, car c’est une tradition wallonne, transmise
Par la grande et laide Zpdiiks, réputée pour
La couleur de sa colonne vertébrale phosphorescente
Qui permettait de la trouver même dans le brouillard.
Vilaine Zpdiiks n’apprenait son savoir qu’à de rares
Pédoncules qui pour se reproduire effectuaient
Une danse rituelle qui se rapprochait de la Macarena
Avec la grâce du chevreuil affamé sur ce
Tempo endiable.


 

Pô et Souen.

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Mardi 24 octobre 2006
"Et là Jesus montre à Thomas son nouveau piercing." dixit mon professeur d'art moderne...

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Mardi 24 octobre 2006
    Avoir un blog, c’est de la merde. Parce que des fois on aimerait bien raconter des trucs sur des gens. Mais la mégalomanie dont on est habité à la création de ce dernier nous pousse à dire au monde entier "hey regarde j'ai blog, c'est la classe". Sauf que au bout d’un moment on ne sait plus très bien comment définir ce monde entier et que les personnes sur lesquelles on peut baver, dans tout les sens connotés de ce terme, s’en trouvent fortement limitées.
    En ce moment je suis donc partagée entre mes hormones féminines (si, si  j’en ai) qui me transforment jour après jour en Bridget Jones, amie des enfants (si, si c’est vrai), totalement maîtrisée par l’aspect « masque aux concombres » refoulé de ma personne. De l’autre coté nous trouvons une espèce d’anarchiste régressive désirant plus que tout une batte à clous pour tout casser parce que le monde ça pue, en écoutant du rock très fort, parce que sans le rock c’est nettement moins classe.
Et si on met une batte à clous dans les mains d’une Bridget Jones, ça donne des trucs pas très très jolis.
    Pour ceux qui ne voient absolument pas ce que je veux dire, il faut visualiser une sorte de « princesse légèrement atteinte d’obésité » vêtue de robes à fanfreluches, se ruer sur tous les hommes qu’elle croise à grands renforts de gourdin ou d'épée barbare de type Naue II +15 contre les casses couilles, à la manière d’une cromagnonne féministe.
    Je vous l’accorde, c’est légèrement caricatural, et si ça se passait réellement ainsi, je ne suis pas certaine que le milieu carcéral français soit équipé du wifi. Mais passons, tout ceci n’était qu’une métaphore oh combien étudiée pour expliquer mon état mental actuel. La frustration de ne point pouvoir m’approprier le corps de tout mâle qui passe sans que ça fasse désordre me pousse à avoir une forte envie de peter la gueule de tout le monde, ce qui ferait tout autant désordre.
    Donc au final on en revient à dire que c’est le bordel, et que un blog c’est pourri du slip parce qu’il faut taire les noms, les professions, où tout détail qui pourrait initier l’esquisse d’un indice dans la matière grise des personnes ici visées.

Heureusement qu’il me reste Kollok pour m’épancher.
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n'importe quand

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