Jeudi 27 septembre 2007
    Je voulais finir ce gribouilli ce soir. Mais le coeur n'y est pas des masses. Puis je voulais aussi plaquer un extrait de Marguerite Yourcenar ici. Mais en fait il est impossible d'en parler par bribes. Il faudrait la nouvelle toute entière. D'une part pour en saisir toute l'ampleur et d'autre part parce que je suis incapable d'en selectionner un passage pertinant. Dommage. Lisez Patrocle ou le destin, ça fait exactement cinq page et ça vaut le coup. J'arrête ici les épanchements je laisse de quoi avoir bien la sensation d'avoir deux moignons gauches et je retourne dans les bras de Morphée.

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Juste une petite quand même, por la route.
Cassandre hurlait sur les murailles, en proie à l'horrible travail d'enfanter l'avenir

Bonne nuit les enfants.
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Mardi 25 septembre 2007
    La semaine dernière fut l'une des pires de mon existence.
    Celle-ci commence beaucoup mieux. J'ai internet à la maison et on me livre mon lit de grande personne dans une semaine. Mon écran est toujours en phase terminale, mais même s'il faut devenir aveugle une vraie geek ne résiste point à la tentation de geeker. Bref, je me dis qu'il faut fêter l'événement. Le frangin s'est remis à gribouiller après presque dix ans d'abstinence, le Ketch me carote pour mon anniversaire en m'envoyer un truc à faire moi même, je me dis que je devrais essayer pour voir.
    Alors c'est sans plus attendre que je vous présente Woody, le samourai à la petite oreille.
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Lundi 10 septembre 2007

    Je vie un moment absolument pathétique. Je porte du rouge à lèvres carmin et je fume de la drogue honteusement piquée à ma petite sœur. J’ai tellement déposé de probable graisse de baleine sur ma bouche qu’on dirait presque que j’ai trempé la créature fumée dans un pot de peinture. En même temps je m’observe dans un miroir histoire de ne pas rire qu’avec un seul moi-même.
                Moi et moi-même revenons sur la journée d’aujourd’hui qui fut, ma foi, pleine de bonnes idées. D’abord Léo, le grand frère, qui suggéra de mettre des titres trashs à mes posts. « Sodomie de jument à l’agonie » devrait faire augmenter de manière signifiante l’audience de ce blog. Ainsi je pourrais vendre des trucs et me faire plein de p ognon. On voulait vendre aux enchères le corps de mon ainé mais il a prévu de le louer à TF1 l’été prochain.
                La seconde idée du jour, qui est en fait plutôt une résolution, c’est arrêter de tomber amoureuse de types à la télé. Parce que oui, je regarde la télé, et que oui je tombe amoureuse de types dedans. Beaucoup moins complexe qu’un type en vrai. Bref c’est seulement une fois que mon cœur est pris que je me rends compte que celui de la moitié du pays l’est également. Prenons Chabal, ce magnifique cro-magnon. Très cliente de sports où on a le droit de se taper dessus ou de taper l’arbitre (catch et rugby donc), c’est hier, ou avant-hier soir que môman et moi tombions sur le match du XV de France. Et là, oh sublime apparition venue du fond des âges pour opposer à l’adversaire au ballon sa puissante épaule. L’adversaire est épais comme trois armoires à glace, mais même pas peur, cette version brune de Rahan s’impose. Merveilleux Rahan. En plus j’aime pas les blonds. Bref voilà mon palpitant fendu en deux. Puis je réalise que le tiers des femelles de ce pays en a plein le cul de s’endormir à côté de nains chauves. Ma vie sentimentale est donc à nouveau ruinée, a moins que par le biais de ce site je réussisse à me faire des couilles en or pour me payer l’amour d’un gigolo. Allé, 0.05 cts le gramme de poil, c’est cadeau.


 


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Mardi 4 septembre 2007
Leseb n'est pas juste un garçon de mauvais goût. Des fois, il connait des trucs bien et il me les passe pour que je vous les passe.
Voilà, un live dont je suis folle et qui me met une patate terrible. Merci à ce grand dadet et enjoy.
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Lundi 3 septembre 2007

Un souvenir refoulé remonte. Je coupe tout. Le reste du monde n’existe plus. J’écoute une quelconque playlist et puis paf, Sinnead O’connor débarque dessus.

C’était un matin cet été. Il était quatre heure. Je me levai pour aller travailler. Il faisait noir dehors parce que c’est l’heure ou presque tout est endormi. Il reste une poignée d’insomniaques, de fêtards et de travailleurs qui ont encore l’œil ouvert quoiqu’inefficace.  Je mangeai une tartine grillée en buvant du jus d’orange dans ma cuisine. A la radio France Inter diffusait miraculeusement un live de Sinnead O’connor. Et il y avait l’orage. Tonitruant et terrifiant avec des éclairs à vous faire croire à quelque chose de l’ordre du divin. La main d’un quelconque Dieu et la voix d’une ancienne déesse. C’est l’effet que ça m’avait fait sur le coup. Un genre d’instant de grâce je crois.

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Lundi 3 septembre 2007

C’est les vacances. Avec les copines on a décidé de ne pas laisser mourir le vieux cliché de la bande d’amies d’enfance qui partent en Lozère dans la maison de la grand-mère décédée de l’une d’entre elle.  Paix à son âme. A part ça, pas de quoi faire un film mais assez pour un vrai week end de vacances qui fait vraiment du bien par où il passe.

Deux heures et demi de route, dont un arrêt pipi à la maison de la randonnée (merci à la gentille dame qui a bien voulu nous prêter ses chiottes privées de réceptionniste). On passe par Anduze et Saint Jean du Gard, là où ma maman nous entrainait quand on était petits pour nous faire découvrir la vraie nature. Après il faut aller jusqu’en Lozère en passant soit par la corniche qui fait vomir soit par la Vallée Borgne qui est un très joli nom que j’aimerai un jour entendre dans un western. Mais on a la dalle alors ce sera la corniche qui met moins de temps il parait. On écoute en boucle des chansons nazes qui tiennent éveillées parce que dans la voiture on est toutes mortes de fatigue. Ça fait boum boum dans les oreilles et ça beugle des « pompéleupe » et des « bistoufly » à l’arrière parce que personne ne connaît les paroles. On s’en fou c’est les vacances.

On mange de la salade et on va se baigner à la rivière qui est glacée mais merde, on voit pas tout les jours la rivière alors tout le monde à la flotte bande de lopettes même si c’est dix seconde, par principe, il faut s’être baignée pour avoir passé de vraies vacances. Sinon ça compte pour du beurre.

Il y  a aussi un chien de chasse errant. Au bout d’un moment on comprend qu’il s’appelle pas Vincent A. comme c’est écrit sur son collier mais que ça c’est le nom du chasseur qui l’a paumé comme une merde. Nous décrétons qu’il s’appellera Robert. Puis après on se demande pourquoi un chien qui a un truc qui pend entre les jambes a de lourdes mamelles. Puis on se rend compte que en fait Robert est peut-être une dame. Personne ne va vérifier de plus près parce que Robert ne s’est pas parfumée depuis très longtemps et qu’elle sent vraiment pas la rose. Mais puisqu’on s’est habituées, Robert restera à jamais dans nos cœurs sous le doux nom de Robert.

On fait cuir des saucisses et on boit de la bière en disant des choses pas forcément intéressantes, en monologuant même parfois. Les filles m’offrent un énorme classeur rempli de photos de moi dans tous mes grands moments de décrépitude, accompagnées joyeusement d’une interminable liste de toutes les phrases remarquables que j’ai laissées échapper ses trois dernières années. Exemple : « si j’étais un oreiller, je serais cul-de-jatte ». Ce qui, il faut le savoir, a un sens que je n’expliquerai pas ici.

Le dimanche est un vrai dimanche de campagne. Les unes font du café, les autres finissent leur nuit. Puis on mange un morceau avec Robert qui est toujours là. Puis les autres jouent à la pétanque et les unes au scrabble. On fume des clopes et on s’en fou du reste parce qu’on le voit pas donc il n’existe pas. On cherche des casquettes Ricard mais on n’en trouve pas et on se trouve très attristées de ne pas boire de pastis, juste pour l’ambiance. On retourne à la rivière et on prend des coups de soleil dans un canoë qu’on n’arrive pas à faire filer droit. Alors on le laisse dériver en espérant qu’il nous ramène un jour et on fume encore des clopes.

Il est temps de rentrer. On n’a pas envie. Même si on a libéré la maison on veut pas rentrer dans nos pénates qui sentent juste la sueur des boulots estivaux de petites étudiantes pas très friquées. Ba on n’a qu’à aller au resto. Ouais fuck, le fric, c’est fait pour être claqué de toute façon.

On remonte en voiture, on tente de faire « pompéleupe » et « bistoufly » pour rester éveillées mais un peu la flemme quand même, surtout que c’est la quatrième fois qu’on écoute le même cd. C’est pas grave on a vu la nature et le bruit que fera notre retraite. Ça sent bon tout ça.

par souen publié dans : nimp
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n'importe quand

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