Jeudi 29 juin 2006
Chouette, j'ai acheté un nouveau cahier.
Soixantes centimes.
Papier recyclé.
Avec un peu de chance, je noircis un morceau de PQ joyeusement réutiliser pour sauver la planète.

Gainsbourg m'observe. Pas le vrai. Non, lui il il est mort à s'qu'il parrait. Ou bien il fait la bringue avec Elvis au milieu du triangle des Bermudes.
Celui qui me regarde à l'air d'être en plastique. Il est trop loin pour que je definisse ça. En plus c'est seulement un buste. Il ne daignera donc pas venir jusqu'à moi pour me signifier quelle matière le constitue. Pour deux raison simple.
Premièrement, et comme je l'ai déjà signalé, il ne s'agit que d'un buste. Sans jambe donc. Tout déplacement sans l'intervention d'une autre personne, anatomiquement complète, semble alors compromis.
Deuxièmement, je vois pas pourquoi Gainsbourg prendrait la peine de soliciter quelqu'un pour se déplacer en direction d'une nenette noirciçant du potentiel PQ.

Une mère vient de passer, poussant joyeusement une poussette (damned, je viens de découvrir, par cette simple phrase l'éthymologie du mot "poussette") pleine de bébés. Il n'y en avait que deux, certes, mais croyez moi, ça semblait bien rempli.
Etrange vision que de voir cette jeune demoiselle, à priori respectable, puisque mère et pousseuse par la même occasion, dandiner des fesses dans un mini short à travers lequel semblait vouloir s'échapper toute la masse adipeuse de son maternel postérieur.

C'est le string de ma voisine qui semble également à l'étroit dans sa juppe, et, poussé par cette envie de liberté et à défaut de l'être, il crie sa présence au monde entier.

Deux secondes plus tard, le trio sexagenaire situé juste en face de moi s'extasie devant un enfant en bas âge, porté contre le coeur de son tendre papa et soutenu par un savant assemblage de tissu bleu turquoise.
L'enfant en question s'appelle Mahia. Oui parce que quand on l'écrit "Maya", avec un "Y" (prononcer igrek) ça n'est point portugais, et que non dans son truc turquoise elle a pas chaud sinon elle le dirait.
"Hey, P'pa! Ya pas la clim' dans ton porte-bébé-turuqoise??!!"

Mais c'est vrai que ça m'étonne qu'elle n'impose pas sa puissance vocale au monde. Peut-être elle est morte écrasée par cette étoufante chaleur. Ils annonçaient 34° ce matin. (Tiens, la maman aux fesses indépendantistes vient de repasser). J'ai l'impression que toute la ville est devenu un enorme radiateur, une aisselle malodorante et suintant tout son possible autours de nous. Les immeubles puent la sueur et semblent s'en donner à coeur joie à nous envoyer toutes ces agressions sensorielles dans la gueule.

A moins que ce ne soient les gens...

Mais j'ai trop confiance en l'humanité (j'ai dis humanité, pas supporter), pour imaginer mes concitoyens puer à ce point.
(je finis sur une rime... c'est beau)
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Mercredi 28 juin 2006
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Mercredi 28 juin 2006
Supporters de foot je vous emmerde parce que vous me donner mal au crane à klaxonner comme des bruttes dans votre hystérie collective et moutonnienne.

Supporters de foot je vous emmerde parce que vous envahissez mes bars ou je ne souhaite que la tranquilité, et où les patrons se sentent obligé d'installer un télé afin de satisfaire vos besoins primaire de savoir quiqui tape dans la babale.

Supporters de foot je vous emmerde parce que même quand on souhaite ignorer votre présence, vos beuglement guturaux nous informe d'un score sur lequel je chie au plus haut point.

Supporters de foot je vous emmerde et je vous chie dans l'oesophage car vous vous sentez fiers d'être supporters.

Supporters de foot je vous emmerde parce que vous ne vous sentez français que lorsque un de vos concitoyen arrive à mettre la babale dans la cacage.

Supporter de foot je vous emmerde, enfin et pour finir, parce qu'à l'acoutumée vous bruleriez l'élysée si l'occasion vous était donnée, et que ce soir vous arborez avec fierté le drapeau de la France.

post scriptum: bravo à l'équipe, bien joué, joli match et supporters de foot, je vous emmerde.
par souen publié dans : nimp
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Mardi 27 juin 2006

Je tiens tout d’abord à remercier Starmonkey, sans qui cet épisode, oh combien palpitant de mon existence n’aurait pu avoir lieu, car, en tant que nouveau lecteur assidu de cette merveille binaire qu’est mon blog, il a bien évidemment laissé un commentaire qui déclencha tout ce qui va suivre.

Ce commentaire citait un grand manipulateur de la langue française, amateur de mots gros comme petits, que nous avions eu tout deux (Starmonkey et moi) eu le privilège de croiser dans l’année scolaire qui est en train de s’achever bien rapidement pour certains, trop lentement pour d’autres (un carambar à celui qui trouve si je suis un certain ou un autre).

 

Ce fut grâce à un homme remarquable (pas dans le sens qu’il méritait d’être remarqué, quoique, mais dans le sens où il se remarquait, tout simplement.) que nous croisâmes la route de cet auteur. Nous appellerons ce monsieur Monsieur Didier (le remarquable, pas l’auteur), afin de l’anonymatiser tout en le nommant, car je n’ai pas le cœur de le désigner par un simple « il », et encore moins de majusculer ce « il », ce qui donnerai Il, et qui me chagrinerai, dans le sens ou seul le Tout Puissant voit sa troisième personne majusculée. Monsieur Didier a beau être un homme remarquable, il ne mérite pas le majusculage, malgré son fascinant ramage.

Monsieur Didier était effectivement chevelu et Monsieur Didier fut l’une des rares personnes vivant depuis plus de trois ans à Tunning City (anonymons également les villes, il n’est pas question ici d’effrayer la France et les français au sujet de la Haute Marne… oups, ça m’a échappé), donc il (sans majuscule) était l’une des rares personnes à faire partie du patrimoine régional tout en ayant l’air fréquentable.

 

Situons le personnage si vous le voulez bien (de toute manière, vous n’avez pas le choix). Physiquement, Monsieur Didier m’est apparu pour la toute première fois comme un rugbyman éclairé : le mâle viril personnifié, tout en mâchoires et en épaules, surplombé par une magnifique toison qui n’avait pas la chance d’être d’or, qui ne m’inspirait d’ailleurs que les ciseaux, le tout sagement emballé dans un costard du goût le plus sur, cravate et chemise enfermant de manière étrangement naturelle la pomme d’adam. Au bout d’un certain nombre de cours, nous apprîmes à découvrir l’animal. Savant mélange de culture et de normalité, il connaissait tout aussi bien la bibliographie complète de Mme de Sévigné que les 45 façons les plus vulgaires d’envoyer quelqu’un se faire foutre. Effrayant parfois.

Alors vous ne serez pas étonné lorsque je vous annoncerai que l’un des premiers auteurs qu’il nous imposa fut Pierre Desproges. AH ! Enfin, on y vient! Car oui, le premier texte de ce grand homme, bien que j’ignore sa taille, vint à mes yeux et à mes oreilles grâce à Monsieur Didier !

 

Aux souvenirs de ce texte, et aux vues d’une fête du cinéma pas très palpitante, j’ai aujourd’hui pris l’immense et grave décision de ne pas suivre mon planning de petite cinéphile en sursis (oui Cinéma, je te conchie, trop de merde sorte de ton cul pour se loger dans mon crâne !  ) pour filer chez mon libraire et poser mon derrière devant ce cher Pierre et un café.

 

Après mes folles aventures avec une caissière que j’oserai prénommer Blondasse (le genre de caissière à qui on pourrait dire aussi bien « je t’emmerde » que « bonjour », seule la différence de syllabe viendrait troubler son esprit), précédé de ce que j’appellerai la quête du livre introuvable avec, cette fois-ci, un charmant employé quadragénaire, je repartais avec dans un bruyant sachet bleuté de plastique LE livre, « chroniques de la haine ordinaire », pour ceux qui ne font pas d’effort.

Je ne l’appelle pas LE livre en majuscule pour signifier sa grandeur proche du Tout Puissant. Que nenni !! Il est plus proche, beaucoup plus proche du Mal incarné et c’est maintenant que vous allez comprendre la réelle notion d’immondice éditoriale.

Nous avons tous un jour vu cela. Très répandue dans les gares et dans le rayon « biographie » de votre Fnac préférée, c’est ici que se loge l’ignominie.

Ces livres, de poche ou non, avec en couverture, non pas un traditionnelle montage d’œuvres d’arts romantiques, ou encore le dessin quelconque d’un illustre inconnu, non je vous parle de ces livres sur lesquels des éditeurs pensent avoir le bon goût de placer le faciès de l’auteur en gros plan, de préférence.

Il ne restait qu’un exemplaire du livre tant convoité. Et pas n’importe quel exemplaire. Format A5 s’il vous plait. Pierre Desproges occupant près des deux tiers de la couverture !

Je veux bien croire que le personnage fait vendre. Mais quel personnage ! Si ce pauvre garçon avait été doté d’un talent particulièrement développé de l’art de jouer avec les mot, il était bien loin d’un Brad Pit (m’en fou j’peux le dire, de toute manière il est mort.). A croire que le talent est inversement proportionnel à la beauté. Je ne parle pas de charme ou de charisme. Mais bien de beauté.

Regardez Sartres. Talentueux personnage lorsqu’il ne s’agissait pas de fabuler sur d’inintelligibles sujets philosophiques. Mais un nain strabique par ailleurs.

 

Mais revenons à nos immondices. Imaginez, vous lisez « mein Kampf », juste par curiosité historique. Imaginez que vous lisiez « mein Kampf » en publique. Imaginez maintenant que vous lisiez « mein Kampf » en publique, Hitler en gros plan faisant office de couverture.

La lapidation assurée.

Déjà que lorsque je vois quelqu’un s’extasier devant la biographie de Loana à une terrasse de café (bien qu’en général, ses lecteur se cachent pour mieux lire) je ne peux m’empêcher d’être prise d’une folle envie de lui coller un chewing-gum préalablement mâché dans les cheveux, je n’ose penser au jour ou je croiserai un lecteur de « la vie et l’œuvre de Gérard Depardieu ».

 

Je me trouvais donc dans l’obligation de maltraiter le pauvre recueil, qui n’avait rien fait pour se retrouver ainsi plié en deux, afin de cacher feu Pierre Desproges.

J’ai honte d’avoir eu honte. Faute avouée, à moitié pardonnée. Et toc, dans les dents.

 

Les pages du livre torturé se tournaient et se tournaient, jusqu’au fatidique moment où de manière absolument synchrone, j’arrivais au milieu de l’ouvrage (il m’était alors impossible de continuer mon action de contorsion de ce dernier, de peur de le déchirer), je finissais mon second café (et me retrouvait dans l’impossibilité financière d’en commander un troisième) tandis que mon estomac commençait à me hurler qu’il était l’heure.

 

Et, à l’instant précis ou je déposais mes 3,40 euros dans la main de la serveuse, un violon roumain se mit à rugir sur la place.

 

Morales de cette histoire :

-         grâce à ton faciès peu avantageux, Pierre, tu as aujourd’hui sauvé un roumain de la mort par strangulation.

      -     les éditeurs eux, la mériteraient.

par souen publié dans : nimp
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Dimanche 25 juin 2006
par souen publié dans : nimp
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Dimanche 25 juin 2006
par souen publié dans : nimp
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Jeudi 22 juin 2006
par souen publié dans : nimp
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