Mercredi 27 février 2008

Dans mon ascenseur en ce moment, à côté du petit papier qui dit qu'il faudrait pas jeter d'ordures le 29 parce qu'ils vont nettoyer le vide-ordure il y a un joli petit mot qui dit que des cambrioleurs rôdent dans mon quartier et qu’il faut fermer ta porte sinon gare à toi !
J’en prends donc bonne note et décide me prémunir d’avantage que mon bon mais peu méfiant voisinage. En plus de fermer toutes mes serrures à triple tour et de dormir avec un téléphone pour appeler la bac et une batte de baseball dans laquelle j’ai plantée des clous, j’ai décidé de rédiger ce petit courrier au cas où la voleuse ou le voleur potentiel lirait ce bien beau blog.

 

Madame la cambrioleuse, monsieur le cambrioleur,

Je tenais à vous adresser cette lettre si d’aventure vous en veniez à visiter ma demeure afin de vous avertir au sujet de ce que vous y trouverez ou plutôt ce que vous n’y trouverez pas. Mes œuvres ne valant pas grand-chose du fait de mon absence de notoriété, n’ayant à ce jour toujours pas d’emploi rémunéré, et ne pouvant vendre mon corps sur internet du fait de ma pilosité entropique vous ne trouverez donc dans ma maison que des objets dont la valeur se situe entre 0 et 10 euros ou impossibles à revendre. A moins que votre talent de receleur vous permette de trouvez un énergumène capable d’acheter une poubelle panda ou un bougeoir dragon datant de mon époque presque-gothique de rebelle de la société adolescente. Si la personne qui voudrait bien acheter cela existe, ça serait cool que vous me passiez son adresse j’ai plein de trucs comme ça à lui refourguer.

Par ailleurs si vous réussissez à mettre la main sur mon chéquier je vous serais gré de me dire où vous l’avez trouvé parce que je le cherche aussi.

Ceci étant dit, je vous conseille d’aller jeter un œil chez la voisine, elle a toujours des œufs à dépanner, ce qui veut dire qu’elle fait les courses souvent, ce qui veut dire qu’elle a les ronds pour les faire. En plus elle doit avoir une cinquantaine d’années bien tassées donc elle devrait avoir une super télé que tout bon citoyen salarié se décide à acheter avec ses économies histoire de voir PPDA en plus gros. Alors que sur la mienne je peux à peine regarder un film sous-titré, et encore il faut que je m’approche et ça pique quand même les yeux.

Si, malgré ces conseils vous vous décidiez cependant à me rendre visite en mon absence je vous prierais de bien vouloir fermer la porte en sortant, ça me ferait gentiment caguer de perdre une playstation d’époque et un chat dans la même journée.

Bien à vous

Tati Souen Souen.

 
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Vendredi 15 février 2008

Ce soir j’ai fait une contre-saint-valentin. A défaut d’avoir un homme dans ma vie et un corps non synthétique dans mon lit je suis allée chercher mon copain homo qui lui aussi est seul au monde et on a décidé qu’on irait boire des coups et qu’on s’en foutrait. Après avoir cherché pendant une bonne demi-heure un bar de travestis on s’est finalement décidé pour un mignon petit endroit avec des fauteuils de grenier de grand-mère et des tables de designer et tout ça mélangé. C’était tout joli, la serveuse était magnifique et abominablement gentille puis on voyait le dehors alors on pouvait se moquer des gens et vomir les amoureux. La musique était chouette et sur le tableau des promos du jour sur les pichets de rosé, il était joliment inscrit « amour = caca » ce qui nous a tout de suite mis en confiance. Les gens autour de nous étaient très chics, voire même beau pour certains et on savait pas trop ce qu’on foutait là sinon qu’on y était bien installé. Puis ô joie l’odeur familière du tabac. Ça y était nous étions devenus des clandestins qui se cachaient dans un bar qui autorisait illégalement la cigarette, mais fumez pas trop près des fenêtres il faudrait pas qu’on vous voit non plus. Nos demis étaient accompagnés de chamalow et de carambar et on a passé la soirée à se raconter des blagues même pas drôle en dansant sur de la musique qui, je l’ai déjà dit, était chouette. Puis on a eu la mauvaise idée de regarder à combien était le demi et c’est à ce moment que l’ambiance a été un peu plombée. Les gens autour de nous n’étaient pas chics ni là par hasard : ils étaient tous salariés ou gosses de riches pour se permettre une heineken pression à 4€. C’était dommage, on s’amusait bien pourtant. Mais il fallait rentrer un peu quand même et dehors toutes les filles elles avaient des bouquets de fleurs plus ou moins kitsch, et  plutôt plus que moins convenus et qui te font surtout sentir que être aigrie de l’amour c’est pas une position facile à assumer tout les jours.

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Samedi 9 février 2008

J’étais en train de faire le tri. Genre prendre ma pile de journaux, découper les articles qui m’avaient touchée, intéressée ou appris quelque chose, les coller quelque part et foutre le reste au recyclage, parce que faudrait pas gâcher non plus. Puis je me suis dis que c’était aussi l’occase de faire le tri dans ma musique puisque les yeux et les oreilles sont des organes sensiblement indépendants les uns des autres et qu’ils permettent donc d’effectuer cette action magnifique que de faire deux choses à la fois. Quitte à pas fêter le nouvel an chinois autant pas perdre sa soirée et jeter des trucs, c’est la mode il parait. On jette bien les vieux, les étrangers,  les principes et le fric, j’vois pas pourquoi j’en ferais pas autant avec mes affaires.

J’en profite donc pour écouter les dossiers de musique qui ont atterris dans mon ordinateur dans d’étranges et mystérieuses circonstances. Je mets Gary Moore. Je sais pas ce que c’est, je me souviens juste que je l’avais trouvé en tapant « blues » au pif pour essayer de trouver du blues. Parce que le blues old school c’est une de mes musique préférée mais ma culture musicale est inversement proportionnelle à ma capacité à l’apprécier, ce qui est bien dommage je suis d’accord.

Donc vas-y fait péter le son ma biche. La première chanson s’appelle « if the devil made whisky » et en gros, c’est juste exactement ce que le titre suggère donc exactement ce que j’avais envie d’entendre. Tu prends une bonne bouteille de vieux whisky que même un bébé croirait que ça sent bon tu remplis à moitié de Led Zep et tu coupes avec du blues des perrons de devant les champs de maïs du Mississipi. Je sais pas si il y a des perrons devant des champs de maïs vers le Mississipi mais on va dire que oui pour pas que je m’emmerde à apprendre la géographie des Etats-Unis  parce que là voyez vous c’est le week-end.

Et pendant que je laisse les grosses notes de basse faire frémir ma peau anciennement délicate, en deuil d’elle-même depuis Dunkerque, j’abandonne  mon cerveau au vagabondage, qui le mène jusqu’à l’envie d’une clope. Parce qu’un vieil irlandais qui vous chante des trucs avec sa voix cassée juste au creux de l’oreille ça donne des envies de clope. D’alcool aussi mais j’aime pas boire seule. Puis le bar est vide aussi il faut bien avouer.

Je clope, j’écoute du blues énergique et je découpe des articles. Je pense justement à cette foutue clope que j’ai au coin du bec. Je me dis que ça serait pas con d’arrêter. Je pense à cette foutue loi. Je me dis qu’elle est à chier. Non je ne suis pas une de ces sales putes de fumeuses pro-tabagisme. Je suis justement pour la prohibition de cette saloperie même si je sais que c’est absolument irréalisable. Je fais le bilan de la dite loi. J’suis pas convaincue parce qu’il y a deux ou trois trucs qui lui sont consécutifs qui me plaisent qu’à moitié. La dernière fois par exemple je passais dans une rue du centre ville pleine de ces bars, eux-mêmes pleins de vitrines. En période de fumée ce qui était sympa c’est de pas trop voir ce qui se passait à l’intérieur. La fumée planquait les gens ivres parce qu’il est sale de confronter des gens ivres à des gens sobres : les uns sont honteux et les autres dégoutés, c’est quelque chose qui se fait pas comme dirait l’autre. Quand ça clopait il y avait cette différence d’opacité de l’air qui créait une distance entre le dedans et le dehors, une différence rassurante et presque protectrice pour qui veut picoler en toute impunité. Maintenant on voit tout et tout le monde. L’ère de la transparence.
   

    Mais plus que la fumée, il y a l’odeur. N’importe quel non-fumeur vous racontera aisément à quel point il est immonde d’embrasser un fumeur. J’en sais rien j’embrassais personne avant de fumer mais ce sont des choses qui se disent. Jusque là tout va mal. Bossant depuis deux petites semaines dans une salle de concert rock, à l’occasion d’une soirée spéciale ska (si tu sais, cette musique fanfaronnante qui te donne sacrément envie de danser) ba justement, des gens dansaient. Quand les gens dansent, surtout lorsqu’ils dansent longtemps, ils suent. Et c’était à peu près à ce moment là que la clope intervenait logeant ainsi tout le monde à la même enseigne, transformant ta vieille odeur de fauve alcoolisé en rut en vieille odeur de clope. Quand tout le monde fumait, ok tu chialais l’odeur de tes fringues et de tes cheveux en sortant de boite, ou plutôt le lendemain. Ba là tu chiales ta propre odeur, tu te dis que pourtant tu t’étais douché ce jour là parce que t’es quelqu’un de civilisé, tu te dis que c’est pas possible, que ça peut pas être toi, que tu préfèrerais mettre la tête dans la litière du chat plutôt que de laisser cette aisselle agresser ton sensible odorat.

Quant à ces prétendus moments de convivialité entre fumeurs au grand air, moi je dis mes couilles sur ton front mon enfant, et encore je suis polie, celui qui a dit ça portait une combinaison de ski et ne faisait que passer pour croire à ces propos.

Voilà je deviens donc officiellement membre de la lutte contre le cancer visant à annihiler toute forme de maladie longue et douloureuse et à réhabiliter la fumée et la vieille odeur de tabac rance. A bon entendeur, salut.

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Mercredi 6 février 2008
Aujourd'hui en exclusivité, les costumes de Meuhky et Gertrude Von Souen!

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Lundi 4 février 2008

-j’ai abandonné lâchement mon chat nouvellement emasculé sans même lui dire au revoir de peur de ne être capable de m’en séparer deux jours.

-j’ai enfourné sur ma tête une perruque blonde frisée, mis sur les épaules une fourure en léopard synthétique, couvert mes jambes de collants portant le même motif

- j’ai porté le maquillage le plus outrancier de la planète, rouge, rose, prune et ocre

-j’ai bu de la bière à 9h du matin dans un bar qui organise des combats de coq

-j’ai chanté des chansons paillardes dont les paroles déclinent probablement tout les synonymes qui ont jamais été donné aux mots bite/cul et autres foufounes

-j’ai fumé dans un bus des trucs pas très licites avec des gens déguisés de manière au moins aussi discrète que moi, même si notre chauffeur nous l’avait interdit

-j’ai essayé d’apprendre la technique de l’ouverture de bière au briquet. J’ai seulement réussi à me faire super mal à la main

- j’ai essayé de comprendre ce que me racontaient des chtis ivres morts, mais sans succès. Alors j’ai dansé avec eux.

-j’ai survécu aux chahuts, sorte de pogo géants de gens ivres, déguisés et infréquentable en temps de sobriété, ce qui a pour conséquence qu’aujourd’hui j’ai l’impression de m’être fait arraché tout les ongles des pieds à la pince. En fait je me suis juste fait marcher dessus de manière régulière et violente pendant quatre heures.

-j’ai survécu au lancé de harengs et j’ai même failli en attraper un, le tout sans lâcher une seule seconde le bras de ma colocataire déguisée en vache pour l’occasion

-j’ai réussi à récupérer ma perruque perdue dans le chahut sans perdre un seul de mes membres

-je n’ai rien perdu de ce que j’avais dans mes poches

-j’ai embrassé des types louches

-j’ai craché du jet 27 au visage d’un chti avec une perruque rose

-j’ai troué une pair de collants au niveau du genou en me vautrant sur le sol, chose que je n’avais pas faite depuis l’école primaire

- je me suis brûlé le menton avec une cigarette

-je me suis fait écraser du hareng sur le visage alors que j’étais en train de vomir, ce qui fait que je me faisais moi-même vomir parce que le hareng ça pue sacrément

- j’ai loupé la distribution de soupe à l’oignon à notre retour, trop occupée que j’étais à vomir

-ce matin je me suis réveillée à 4h30 parce que ma colocataire ronfle. Elle, elle s’est réveillée qu’une heure plus tard pour qu’on aille prendre le train pour être à l’heure à l’école.

-on a retrouvé un picard qui était monté faire le carnaval, perdu qu’il était dans la gare il savait même pas où il avait laissé sa voiture et avait passé la nuit là-bas.

 

 

Bilan des courses : une dizaine de bleus, trois ou quatre plaies qui piquent quand tu les savonnes, un mal de tête accompagné de son binôme mal de bide, deux ongles retournés, une horrible douleur dans les pieds, des courbatures bien méchantes dans le cou et dans le dos, une tronche à faire fuir quasimodo, pas beaucoup d’heures de sommeil.

Allé, à l’année prochaine Dunkerque !

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Samedi 2 février 2008

    Etre babysitter n’est pas un job de tout repos malgré ce que l’on croit. D’accord en généralement tu es payé les trois dernières heures de la soirée à mater la télé. Mais il faut subir les deux heures d’avant. D’abord les cris et les larmes suite à l’abandon de papa et maman qui n’ont absolument pas le droit de se tirer, non papa, maman vous n’avez pas le droit d’aller vous marrer un peu en amoureux pour une fois, c’est un scandale abominable je vais appeler les services sociaux si ça continue. Enfin ça c’est ce que pensent les enfants jusqu’à la première bouchée de gnocchi pour laquelle ils vendraient justement les dits père et mère. Puis après il faut subir les comme qui dirait « mots d’enfants » qui ne sont en réalité que d’affreuses paroles terriblement vexantes qu’il faut bien évidemment prendre avec recul et diplomatie. Genre le gamin qui louche sur tes seins puis qui te demande si t’es enceinte. Tu lui expliques poliment que non c’est une poitrine puis tu te lèves lui chercher sa vache qui rit. Là il louche sur ton bide plein de gnocchis et il te dit que t’es une menteuse qui est méga enceinte de partout. En gros tu te fais traiter de grosse truie et tu dois subir en silence. De l’autre côté la frangine hurle toujours à la mort parce que ses gnocchis ont été coupés pour pas qu’elle meurt étouffée et que c’est intolérable parce que du coup c’est plus des vrais gnocchis donc elle en veut plus. Tu expliques ensuite au gamin qu’il peut pas ramener son pot dans la cuisine pour faire caca devant toi parce que t’es occupée à éplucher sa carotte qu’il a exigé pour dessert et que oui si il veut tu le regardera faire caca mais après. Le terrible moment du repas est passé. Tu sais que si là tu les calmes pas tu vas douiller pour les coucher. Alors tu choisis la solution de facilité et tu les colles devant un épisode de Heidi en espérant que tu vas pouvoir esquiver un bout de cette série pétainiste en faisant la vaisselle. Malheur, malheur, tu as fait la vaisselle trop vite, il n’y a plus rien à faire, et tu sais que c’est mal d’aller fumer sur le balcon. Alors tu y vas et tu survis en regardant le bonheur paysant des retrouvailles de Heidi et de sa chèvre. Allé hop, générique de fin, tout le monde au pieu. Une histoire ? Là tu te rends compte que tu connais que des histoires bien trop badantes pour les tout petits, genre Barbe Bleue ou la reine des neiges, mais eux ils s’en cognent, ils veulent Yakari. Ok, va pour Yakari. Les enfants n’ont aucun goût. Extinction des feux. Je veux de l’eau. Tiens de l’eau. Je veux faire pipi. Ba vas-y. Tu regardes quoi à la télé ? Heidi ? Non un documentaire… En vrai c’est NCIS mais je suis pas certaine qu’ils soient murs pour des scènes d’autopsie à 2 et 3 ans… quoique ça les calmerait peut-être.

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Vendredi 1 février 2008

    Hier je suis allée chez le coiffeur. De prime abord j’avais un peu peur d’en sortir mutilée, privée d’une partie de moi-même à la manière du chat qui du jour au lendemain, sans avoir rien demandé à personne, se fait castrer. Désolée Woody, il le fallait. Bref, si je suis rentrée dans ce salon-ci c’est parce qu’en zieutant à l’intérieur comme un genre de voyeur malpoli je n’y ai vu ni infâme blonde décolorée surlaquée ni Kevin à crête. Bon il y en avait quand même un avec un ceinturon de cow-boy, qui au lieu d’abriter un six-coups, accueillait des pairs de ciseaux et brosses en tout genre histoire de dire qu’ils étaient quand même assez bizarres pour faire partie de la grande famille de la capilliculture. J’entre, je précise que je veux pas qu’il dépasse le tarif affiché et je calme ses ardeurs quand il prononce le mot « glamour ». Il me shampooine et ce faisant me masse le crâne et quand il descend vers ma nuque j’ai envie de le supplier de me masser aussi l’amas de muscles qui me sert d’épaule en passant mais je le fait pas parce que je suis sûre qu’il me le facturerait. Pendant qu’une furie hystérique rentre l’air désespérée genre « pitié coupez moi la moumoute c’est une question de vie ou de mort » je me demande si j’ai les oreilles bien propres. J’en dit rien parce que je parle jamais chez le coiffeur. Puis il me pose la question fatale qu’on me pose toujours quand je vais chez le coiffeur « Vous avez fait une couleur récemment ? ». Ce à quoi je réponds en me la pétant  grave « non, c’est naturel ». Il y a que les coiffeurs et ma mère qui savent que je suis mi-rousse. Quoique ma mère me disait que j’étais auburn et je croyais que c’était une insulte. J’aurais donc pu être rousse aux yeux verts, mais je ne suis que tristement mi-rousse aux yeux caca d’oie tellement foncés que personne s’en rend compte. Je vais d’ailleurs faire une réclamation au service de redistribution des hérédités. Et tandis que je pense à ça le coiffeur m’emboucle le bout de mes cheveux et quand je sors de là je me la raconte grave. Je marche la tête droite et marque le pas pour regarder du coin de l’œil ces superbes boucles et leur divin effet ressort. Ça monte et ça redescend  et je chiale tellement c’est beau. J’envie le reste du monde de pouvoir voir l’arrière de mon crâne qui doit être d’autant plus classe qu’il doit sembler beaucoup moins imbu de sa personne que le sourire de crâneuse que j’affiche quand les voitures s’arrêtent pour me laisser traverser.

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