Lundi 26 février 2007
Hey, toi, tu savais que j'avais la louze? Et oué Garry, la bonne vieille louze malédictionnelle qui fait prout dans tes oreilles le matin quand tu te lèves pour bien que tu saches qu'elle est là.
Hey, toi, tu savais que j'étais une grosse angoissée de la life? Et oué Garry, moi quand j'ai des exams les insomnies, c'est pas juste la veille, c'est une sorte de carême du sommeil.
Hey, toi, tu savais qu'en plus j'étais une grosse nerveuse du slip? Et oué Garry, moi faut pas trop me faire chier, sinon ça sort par les trous de nez.

Pour ceux qui n'auraient pas compris, je me suis faite tirer au sort au début de ce second semestre pour passer un oral sur de la poésie du XVIeme siècle dont je vous épargne la prose. Louze.
Pendant ces vacances je me suis dit qe j'allais travailler dessus un peu, pour dégrossir le truc avant la veille du jour J (qui est jeudi prochain soit dit en passant).
Et là c'est le drame. Impossible de comprendre le bidule. Je lis, je relis, et relis encore une fois, mais non. Je chante le truc (des fois ça marche, si, si je jurre). Je gueule le bordel. Toujours rien. Un assemblage de mots sans queue ni tête. Tout ce que j'arrivais à comprendre c'était que ça parlait d'amour. Je demande à maman. Maman est très intelligente vous savez. Mais maman prend à son tour son retour de XVIeme siècle dans la tronche et se sent à son tour très très bête. Elle prend son accordéon et essaye de beugler le machin en musique, mais sa méthode n'est pas plus efficace que la mienne. Début de stress.

Puis je me suis mise à demander à des gens, à chercher sur internet, à fouiller les bibliothèques (tiendez, je reviens de la BU là par exemple), j'ai même envoyé un mail à la prof en question qui disait, en substance "au secour".
L'oral est dans trois jours. Méga stress.

Alors j'ai décidé d'agir. Mais là c'est mon côté nerveux, pulsionnel, voire stupide qui est sorti.
Du coup, j'ai fait ça...

Mademoiselle ***,

    Je m'appelle Swann **** et je suis votre cours de genre poétique le jeudi de 15h à 16h30. Je dois, jeudi prochain, le 1er mars, proposer une explication de la chanson XXXIX.
Seulement voilà, le sens de la dite chanson m'échappe totalement, et ce n'est pas faute d'avoir tout tenté pour le saisir. J'ai consulté tout les ouvrages que j'ai trouvés, questionné toutes les personnes assez cultivées pour pouvoir m'aider mais rien n'y fait. Les livres ne proposent aucune « traduction », tandis que ceux que j'ai questionnés sont restés sans réponses, voir muets.
    Je me demande donc comment faire pour étudier un texte auquel je n'entend strictement rien? Passer  un quart d'heure à vous parler versification me semble être une perte de temps autant pour vous que pour moi. L'idée m'est venue de travailler autour du non-sens, comme il serait possible de le faire avec de la poésie du XXème siècle, mais il faut avouer que malgré mon incapacité à comprendre ce qu'est cette chanson, je crois au moins voir ce qu'elle n'est pas.
    A moins d'un miracle, d'une greffe de neurones ou autres illuminations, je vais probablement assumer mon incompréhension totale en ne me présentant pas en cours ce jeudi. Je crois être assez immature pour supporter la honte de ma propre lâcheté, mais pas celle d'une humiliation publique. J'accepterai donc le zéro qui me reviendra de droit, et tiens à m'excuser pour le dérangement occasionné.
    Avec encore toutes mes excuses.
Swann ****


Je crois que j'ai fait une connerie...
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Vendredi 23 février 2007
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Vendredi 23 février 2007

… je sais que j’arrive à la bourre, mais je me dis que comme ça vous aurez pas tout les voeux des autres merdeux sur le dos et que vous pourrez peut-être faire un petit truc pour moi.

Alors, pour pas-Noël, j’aimerais :

arrêter d’être continuellement épuisée, avoir la voix de Tom Waits quand je chante sous la douche, savoir parler aux chiens, pouvoir éteindre les lumières à distance quand je suis calée dans mon pieu et que j’ai oublié d’appuyer sur l’interrupteur, parler couramment anglais, allemand, chinois, espagnol, japonais et portugais, rallonger les journées trop courtes et raccourcir les trop longues, la paix dans le monde, chier des billets de cinq cent euros ou des tickets d’euromillion gagnants, savoir plonger comme dans les films, moins de poils, la fin de la saison 1 de « heroes », un jet privé en forme de banane, plus de profs intéressants, un chapeau velu, un terre neuve que j’aurais pas besoin de castrer parce qu’il saura très bien se tenir, une peluche parlante, rencontrer un extraterrestre sympa ou bien Marlon Brando jeune, un string teletubies, faire l’amour comme dans un film de Kusturica (ça j’y tiens beaucoup, alors si toi tu peux rien faire, touches en un mot à Dieu s’il te plait), savoir marcher en talons aiguilles, réussir à aimer le rose, avoir plus d’habits ridicules, savoir sculpter le marbre, devenir un piwate, me faire tatouer tout le corps mais que ça devienne invisible quand je veux, être un homme pendant une semaine, des capotes saveur papaye, avoir une barbe mais rester une fille, avoir l’oreille musicale, une piscine à vagues, nager avec des pingouins, servir à quelque chose, lire plus vite, une chaise de jardin, internet à ma maison, un aspirateur qui aurait une âme, aller à Nou Iorque, réussir à finir cette liste.

Merci.

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Mercredi 21 février 2007
Amis du soir, bonsoir!
Voilà, comme j'ai décidée de devenir une grande artiste à New York, je me suis dit que  fumer un coton tige avec du rouge à lèvre de pute, c'était pas mal comme idée de départ.

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Mardi 20 février 2007
Ceci est un objet tout droit venu de ma plus tendre enfance, retrouvé hier grâce à une mère acordéoniste.
Je dédicacerais donc cette note aux objets à la con de cette chère Aspirine, parce qu'elle le vaut bien.



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Mardi 20 février 2007

Ce soir j’ai les boules. Sévèrement les boules. Genre qui vont m’exploser à l’intérieur du ventre, et le jour où je les vomirai ça sera très vilain à regarder. Plus difficile encore à soutenir qu’un film trash diffusé sur Arte en fin de soirée.

Parce qu’il y a des jours ou regarder le monde tel qu’il ça fait aussi mal que se faire retirer un drain par une infirmière en rogne. Quand je lis « James Dieu » dans lequel on raconte que l’humanité n’est en fait que la résultante d’un lendemain de cuite de Dieu au Label 5, que nous ne sommes donc que des bouts de vomi,  je me dis que c’est peut-être pas si faux.

C’est vrai, comment considérer autrement des personnes qui arrivent à voir de l’espoir ou pire, un quelconque messie, dans la prochaine élection présidentielle ? Comment avoir de l’estime pour cette bande de sous merde qui semble nous cerner de plus en plus pour mieux nous étouffer sous des flots de bile incarnée dans la ménagère de moins de cinquante ans ? Et le pire dans cette histoire c’est que l’herbe n’est sûrement pas plus belle ailleurs, voire même toute jaunie et grillée.

Je me dis que je ferais bien de m’offrir la mort brutale et magnifique de ceux qui s’enfoncent un flingue dans la gorge, me hara-kiri dans un jet de sang merveilleux, quelque chose de classe quoi ; mais l’autre fois, à la radio, un type disait qu’il ne se buterait pas pour la simple et bonne raison qu’avec un peu de chance, il pourrait voir la fin du monde de son balcon dans quelques années. C’est plutôt pas mal comme idée.

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Lundi 12 février 2007
Et pourquoi ce titre me direz vous? Pourquoi me devez vous respect, admiration voir fanatisme? Tout simplement parce que Souen arrive à avoir 15 à une dissertation de partiel dans laquelle elle écrit "petits poneys hargneux", sans mettre de H à hargneux en plus.
Si ça c'est pas la classe.
Je remercierai dans cette histoire mon manadger Ketchoupy, sans qui toute la gloire du poney ne m'aurait pas parue évidente ainsi que Stéphanie de Monaco qui a entamé cette longue série de "je met des mots qui ne font rire que moi dans des copies officielles en faisant, de préférence, des fautes d'orthographe".
Alleluja.
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