Lundi 9 juin 2008

Des potes à moi, que j’aime profondément du fond de ce qu’il me reste de cœur atrophié  sont venus squatter chez moi ce week-end. Des gens qui ne se connaissaient absolument pas, qui sont fondamentalement et humainement aux antipodes les uns des autres et qui se sont retrouvé ensemble à décoller des étiquette de kro pour les coller sur ma table en fumant des clopes et en refaisant le monde, avec le même enthousiasme imbibé. De la bière, des sushis, un vernissage, un enterrement de vie de garçon, des fraises tagadas, dofus, un chat trisomique, des pancakes, des problèmes de clé, du niquage de forfait, du vomi, des chansons mal chantées, des vis récalcitrantes, des réveils douloureux, de la falsification d’ordonnance pour faire péter le taf, des bites en pixel, des bites en argile, des bites en canette de bière, bohémian rapsody, du air guitare, du saké, du harcèlement, des assiettes bob l’éponge, une perruque, de la quiche et tous ce que j’oublie mais en fait, les inventaires de ce qui s’est passé on s’en cogne. Ce qui compte c’est ce qu’il en reste.
Et il en reste un sensation de flottement, quelque part entre un bouquet de pâquerettes qui a un arrière goût de Ben Harper et un dimanches post coïtal ou ton sourire jouasse ne saurait quitter ton faciès guilleret, lui-même posé sur ton corps déambulant sans but, mais qui n’en a pas franchement besoin.

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Jeudi 5 juin 2008

 





Comme certain l’auront compris, parce certains sont très perspicaces, d’autres moins donc je verbalise la situation pour éclairer le cerveau des moins bien lotis de mes lecteurs, en ce moment j’ai autre chose à foutre que de cracher sur l’humanité et de vous le faire partager. En effet je me suis remis à gagner ma vie honnêtement et à arrêter de vivre au crochet de l’état qui veux bien me filer un peu de pognon pour que je ne bouffe pas que du riz dans ma life. Grâce à l’état je bouffe aussi des pates et de la purée. Merci l’état. Mais là c’est bientôt l’été et l’état considère que le soleil estival doit être suffisant pour nourrir l’étudiant. Sauf que dans l’histoire il oublie que l’étudiante, la femelle de l’étudiant, espère pouvoir se faire épiler le maillot par un professionnel pour avoir quelque chose de suffisamment attractif à offrir afin d’accomplir l’unique coït annuel qu’elle est en droit de réclamer.  Etudiante de mon état, j’étais dans la mouise. J’étais dans le poil. Je sombrais. Alors j’ai fait comme tout le monde, ou comme tous ceux qui sont issu d’une famille monoparentale financièrement bancale. Ou cancéreuse et payée à mi-traitement par la sécurité sociale. Parce que le cancer, c’est bien connu, c’est une maladie de courte durée. Un peu comme la grippe. Donc si tu poses ton cul plus d'un mois pour survivre c'est vraiment que tu chipote. Une semaine de repos et c’est reparti comme en 40, c’est un fait établi scientifiquement.
    Pour remplir le frigo avec quelque chose de plus consistant que du vide, j’aurais bien aimé vivre de mon art, mais tout ce que je produis en ce moment est évacué par une chasse d’eau. Alors bon, quelque CV plus tard, je me retrouve à demander à tout un tas de connard qui ne sont pas prévoyant quand ils vont prendre le train s’ils veulent une boisson pour accompagner leur sandouiche dégeulasse qui leur coute déjà un rein. Joie. Allégresse quand tu nous tiens. Mais bon grâce à toi, abruti qui veux bien payer de la merde au prix de l’or je vais enfin avoir une founette décente. Ou sinon je m’inscrirai à un site de rencontre qui s’appellera mort-aux-imberbes.com.  

 

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Vendredi 30 mai 2008

 

Voilà je suis une âme faible et qui plie sous le poids de la pression, et surtout des grands yeux de biches larmoyants des gens qui me réclament des écrits pour leur anniversaire. Le hic c’est que je n’ai strictement rien à raconter. Non point que ma vie se résume à l’enfer de l’ennui, bien au contraire. En ce moment c’est l’épanouissement total, genre le truc qui irradie autrui quand je daigne le rencontrer, qui pique les yeux et qui dégouline. Genre je me prends des café sur ma terrasse en observant les petits oiseaux et la floraison de mon rosier et je danse seule en écoutant Suzie Blue. Un scandale de béatitude vous dis-je. Alors que je vous ai quand même habitué à un certain niveau de « bouh la vie ça pue», « greuh, les gens c’est des cons » ou autres « han, je suis trop un caca ». Mais en ce moment je m’en cogne et je relève même plus quand je fais trop de la merde, que je me casse la gueule, que je me perd, que j’appelle un homme madame ou que j’oublie mes clé à l’intérieur de chez moi. Au dessus de la tête tout ça.

Voilà, pour toute réclamation, ou toute tentative de suicide suite à cette chose qui suinte le bien-être et la meuf qui est en vacances adressez vous à Doki, c’est de sa faute.

Love sur toi Doki, unique fan de mon existence, petit cul de Moselle, que ce dernier reste ferme et soyeux pour les vingt-six prochaines années.

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Mardi 20 mai 2008




 

Période de partiels oblige, le petit monde estudiantin est en stand-by. Tout le monde fait croire à tout le monde qu’il reste cloitré chez lui pour travailler, alors que chacun reste enfermé dans son terrier et, en réalité, se faire bien chier. Parce qu’on va pas me la faire non plus, on le sait très bien, les étudiants sont tous des gros branleurs qui non contents de ne voir personne en cette mauvaise phase, n’ont rien d’autre à faire que ne rien faire.  Le pauvre étudiant s’ennuie donc ferme dans son appart’ moche, oui parce que l’étudiant a en général mauvais goût, ou pas de sous, ou les deux, et qu’il s’auto convainc que si il sort pas de chez lui il travaillera. C’est  superbe non, cette jeunesse encore toute pétrie d’espoirs.  C’est à ce moment là que j’interviens. En étudiante glandeuse éclairée que je suis j’ai trouvé une alternative à cette vie monacale vide de tout rebondissement. Toi, ami étudiant qui me lit, ou qui ne me lit pas la plupart du temps, fait comme moi, achète des patates. Après tu te démerdes pour les manger avec ta pauvre plaque électrique. Et vu que tu vas pas toutes les bouffer parce que un kilo de patates vendues en filets ça fait quand même le lundi des patates, le mardi des patates et tu connais la suite. Bref, plante ta patate mon ami ! Comme ça tu pourras lui donner un nom, la nourrir jour après jour, et observer sa croissance toute jolie toute mignonne, comme si c’était un chouette tamagochi vert ! Ta vie en sera toute éclairée et le vide existentiel qui t’habite se verra rempli par ce petit brin de plantule qui ne cherche qu’à exister, plus haut, toujours plus haut ! Pour te le prouver, je te présente Josiane, chair de ma chair, nouvelle lumière de mon quotidien larvaire.

 

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Demain, dans silence tu t'emmerdes, la floraison future de François, mon ibiscus.
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Samedi 17 mai 2008





 


    Oh quelle nuit merveilleuse je viens de passer. Dormir de 5h à 7h32, puis de 9h à 11h36, c’est le super pied je vous raconte pas ! Là, maintenant, de suite, j’ai la terrible impression que mon cerveau et mon corps ne sont plus synchronisés et que mes paupières ne vont probablement pas tarder à tomber pour ne laisser sous mes yeux hagards que les jumelles Valoches.
    Tout ça pour vous dire que j’ai passé une nuit de merde et que Morphée n’est plus l’amant qu’il était. C’est devenu un éjaculateur précoce qui ne sait plus faire son boulot que vite fait mal fait, histoire quand même d’accomplir le devoir conjugal. Et au lieu de me réveiller au milieu de la nuit par des rêves absurdes et rigolos, il m’envoie dans la face des cauchemars moisis comme autant de « pousse toi connasse tu prends toute la couette ».
    Là j’arrivais dans un Intermarché qui faisait station service aussi dans un superbe pick-up rouge ultra verni et kitsch digne de Chuck Norris. Je prends juste ma carte bleue et mes clés et je sors de mon engin. Mais là il y a un gang de gros méchants texans qui veulent me piquer ma carte bleue, et leur chef c’est un mélange entre Chabal et the big Lebowski et moi en face je suis  sacrément naine. Je me tatane la tronche avec lui parce qu’à vrai dire j’ai pas le choix. Et c’est pas facile parce qu’il cogne fichtrement dur le bougre. Mais je l’achève d’un coup de pied dans les glaouïs et repars, fière comme un prince, ma carte bleue entre les dents. J’ai du sacrément remuer dans mon lit parce que je vous raconte pas comment que j’ai mal au dos. Ça se terminait quand je rentrais dans le coin café de la station et je vois ma frangine en train de se taper un rail avec une de ses potes. J’essaye de la faire sortir en lui hurlant dessus mais elle me bute d’une balle entre les deux yeux.
    C’est à peu près à ce moment là que je me réveille et que je peux plus me rendormir. Morphée c’est quand même un sacré ingrat moi je dis.

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Mardi 13 mai 2008

 


    Quel week-end tout pourri. Je vous le raconterais bien en détail mais après je risquerais de blesser du monde. Quoique après tout je m’en branle ils se gênent pas pour le faire les autres.
    Je te maudis donc toi, homme de ma vie, d’avoir changé et d’être devenu un immonde freluquet imbu de sa personne qui m’a poussé à enterrer bien profond ma dignité pour que tu puisses en toute impunité te mettre au devant de la scène. Saches qu’aujourd’hui je t’ai remplacé par un homme imaginaire qui est sexy même en chemise mauve et qui s’appelle Larry. Et si un jour il te croise dans la rue, il m’a promis de te faire manger tes gencives et de te casser les rotules. Alors t’as intérêt à pas repointer ta gueule dans le coin si tu tiens à la vie parce que Larry est super puissant.
    Je conchie également mes amis de merde, qui ont fait en sorte que je ne branle rien de mon week-end et que je m’ennuie au point de faire de la couture. Je vous déteste de m’avoir planté pour les Nuits Sonores que je loupe pour la deuxième année consécutive. Vous avez fait manquer à la pauvre autiste que je suis une occasion géniale d’écouter de la musique de merde, de danser comme une épileptique et de tromper impunément Larry. Et non on ne va pas aux Nuits Sonore toute seule parce que là ça pue vraiment du cul.
    Je te cacate ta gueule aussi, cher supermarché adoré qui a décidé d’être fermé hier et que à cause de toi ça fais bientôt cinq jours que je mange des pâtes. Et sans beurre parce que j’ai plus de beurre. Avec du poivre si vous voulez tout savoir. Heureusement que Larry n’a pas besoin de nourriture.
    Je chie également sur la gueule de la Bridget Jones qui sommeille en moi, qui chante à tu tête Donna Summer en buvant du vin rouge dégueulasse, et qui quand elle a fini ladite bouteille se fait un irish coffee à 23h, ce qui est une idée à la con puisque après tu es surexcitée jusqu’à cinq heures du mat’ au point de faire les poussières dans toute la maison tellement qu’il y a rien d’autre à faire parce que tu es une sans amie au bord de la chute dans le cotonneux abîme du pathétique.
    Je te vomis également vin rouge de merde, mais métaphoriquement seulement quoique j’aurais mieux fait de la faire en vrai parce qu’à cause de tes conséquences sur mon sommeil je suis debout depuis 5h22 ce matin, du coup je ressemble à oncle Fétide avec le caractère ma foi fort sympathique d’un pitbull acariâtre.
    Je foutrais bien aussi mon pied au cul aux Nuits de Fourvière qui ont refusé ma candidature par une jolie lettre qui me souhaitait bien du courage. Merci les gars. Vous avais-je dit que Larry était un ancien de l’ETA ?
    Tout ça pour dire que je boude et que ça va pas s’arrêter de sitôt et non je n’ai pas mes règles, c’est le monde qui me persécute. Con de monde.

 

Ps : merci quand même à Doki pour la Leffe et aux brésiliens pour la partie de pétanque.

LCR: et vive la musique de merde.

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Samedi 10 mai 2008

Ce blog a deux ans les enfants ; je suis toujours une vieille célibataire aigrie, et je n’ai vu ni les putes, ni le champagne, ni la coke, ni le fric que promettait l’ouverture d’un blog. On m’a menti.

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n'importe quand

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